{1}
Pour rendre compte du sentiment d'exclusion du poète, Baudelaire introduit alors la figure contradictoire et tragique de l'albatros auquel il s'identifie lui-même.
En effet, il débute son poème par la description de « vastes oiseaux des mers » dans un contexte aérien, puis terrestre.{***}D'accord Il emploie alors certains adjectifs tels que « vastes », « indolents », « maladroits » et utilise certaines métaphores telles que « ces rois de l'azur », une comparaison « comme des avirons », ou encore une périphrase « ce voyageur ailé ». {***}D'accordIl procède ainsi à une description plutôt contradictoire puisqu'il présente à la fois l'albatros comme un être vivant majestueux et comme un oiseau misérable. Cette opposition est alors marquée dans le poème par la présence de champs lexicaux paradoxaux montrant les dissimilitudes entre l'albatros à terre et l'albatros en plein vol ; on relève ainsi dans plusieurs vers des termes en contradiction tels que « rois de l'azur » et « maladroits et honteux », « voyageur ailé » et « gauche et veule ». Des termes péjoratifs figurent alors, renforçant le mépris que l'on peut accorder à l'albatros sur le bateau : celui-ci est présenté « laissant piteusement traîner ses grandes ailes blanches ».{***}D'accord
De plus, l'auteur introduit des hyperboles et des antithèses, dans le but de renforcer à nouveau les situations opposées de l'animal.{***}D'accord Il dévoile alors l'humiliation, l'impuissance de l'albatros face aux lois de l'existence, face à un monde hostile voire trivial qualifié de «tempête ». Il affirme alors que « ce roi de l'azur naguère si beau est comique et laid » et introduit une antithèseImpropriété {2}« l'infirme qui volait », exagérant sa condition d'invalide, d'incapable et de méprisé, et présentant un animal double. Sa souffrance est par ailleurs traduite dans le poème par le rythme de certains vers qui varie : on relève dans le premier vers un rythme haché ( « souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage » ) traduisant probablement l'hostilité, la violence des marins sur terre, puis dans le troisième un rythme plutôt lent et majestueux (« qui suivent indolents compagnons de voyage ») révélant une certaine lég èreté, un contexte paisible et reposant, où l'albatros retrouve son élément et sa grandeur.{***}Excellent!
Mais cette puissance en plein vol est à nouveau contestée par l'auteur par l'intermédiaire d'un chiasme dans les vers « que ces rois de l'azur, maladroits et honteux » et « laissent piteusement leurs grandes ailes blanches » où il présente un être vivant sous deux facettes bien distinctes, l'une l'abaissant à une situation déplorable, l'autre l'élevant dans nos considérations.
L'albatros est finalement décrit tel un sage ailé qui se trouve dépourvu d'honneur et d'intérêt lorsqu'il franchit le seuil terrestre où tout ne devient pour lui qu'injustice et douleur.{***}Bonne conclusion
| Instances | Abbreviation | Description | Catégories | Valeur | Total |
| 1 | Impropriété | Le mot ou l'expression sont mal choisis | langue française | 1 | 1 |
| 4 | D'accord | idée intéressante | Sens | 2 | 8 |
| 1 | Excellent! | Très bonne remarque | Sens | 4 | 4 |
| 1 | Bonne conclusion | C'est à peu près ce qu'on attend d'une conclusion | Construction | 2 | 2 |
15/20